Qu’il soit indien, égyptien ou chinois, le yoga est avant tout une école de prise de conscience et de maîtrise de soi. C’est une discipline qui se pratique de l’intérieur et qui requiert un maximum de présence.

Le yoga véritable exclut tout esprit de compétition, toute volonté d’outrepasser ses limites. La progression dans les postures yogiques repose sur le lâcher-prise et sur une prise de conscience du corps. Tout désir, toute volonté d’arriver, coûte que coûte, au but, produit l’inverse du résultat recherché : blocages, crampes et déchirures musculaires peuvent être la récompense d’efforts inconsidérés.

Les postures verticales du yoga égyptien sont généralement beaucoup plus accessibles à la plupart de nos contemporains que les postures du hatha-yoga. Elles ne nécessitent en effet aucune souplesse particulière et s’effectuent le plus souvent a partir des attitudes que nous pratiquons couramment dans notre vie quotidienne : attitude assise sur une chaise ou station debout. Cependant, elles doivent être abordées avec les mêmes précautions, le même respect du corps. Il faut savoir doser ses efforts et s’arrêter au moindre signe de gêne.

Question-réponse issue du livre « Pédagogie et pratique du Yoga des Pharaons » par Geneviève et Babacar Khane
Ed. Institut International de Yoga et Human Integral Development