Certaines maladies, certains problèmes physiques, exigent, de la part de l’enseignant comme de l’élève, une vigilance accrue et des précautions particulières.

En cas de crise de sciatique ou de rhumatismes, il conviendra de pratiquer très modérément et d’éviter d’aller à fond dans certaines postures. Le yoga égyptien peut être d’un grand secours pour prévenir ou soulager bon nombre de problèmes articulaires ou vertébraux. Néanmoins, comme les meilleurs médicaments, il exige que l’on respecte un certain dosage.

Les personnes âgées, les femmes enceintes, les convalescents et les personnes qui se trouvent dans un grand état de fatigue, peuvent pratiquer le yoga égyptien, à condition de savoir doser leurs efforts et de ne jamais chercher à aller au delà de leurs limites. Toutes ces personnes éviteront de garder trop longtemps l’attitude du Chandelier (ou attitude du KA). Elles éviteront également les rétentions du souffle prolongées et n’aborderont qu’avec une grande prudence et après une longue préparation les postures qui demandent un effort physique intense (notamment « la posture de la jeunesse éternelle » et le travail des abdominaux dans << l’attitude du cube ››). Les femmes enceintes éviteront naturellement d’aller trop loin dans tous les mouvements de flexion ou de torsion du tronc.

Les personnes sujettes aux vertiges ou aux baisses de tension doivent, elles aussi, faire preuve de mesure et éviter les rétentions du souffle. Il en va de même pour toutes les personnes sujettes à des malaises cardiaques.

En cas de gêne ou de malaise quelconque, n’hésitez pas à vous arrêter aussitôt, même en cours d’exercice. Si vous avez les bras dans l’attitude du Chandelier, ramenez-les aussitôt le long du corps, sans passer par la phase descendante du mouvement de l’aigle. La technique est faite pour l’homme, non l’homme pour la technique.

Question-réponse issue du livre « Pédagogie et pratique du Yoga des Pharaons » par Geneviève et Babacar Khane
Ed. Institut International de Yoga et Human Integral Development